Arrivée au Cambodge

28/06/2009 - Pays : Cambodge - Imprimer ce message

Je suis harassé. J’ai passé plus de 22 heures dans les transports, d’une traite ! De Koh Tao, j’ai fais 3 heures dans un ferry pour rejoindre le continent, puis j’ai enchainé par 8 heures de bus pour rejoindre Bangkok. Arrivé à 5h de matin. Je pars à 7h du matin, pour 11 heures de bus rejoindre Siem Reap.

Je ne l’avais pas dis, mais j’ai décidé de rajouter le Cambodge à mon itinéraire. Pour plusieurs raisons. Mes séjours en Chine et au Japon ont été plus courts que prévu, et de plus j’ai eu des retours très positifs du Cambodge. Je ferais donc une petite semaine au Cambodge, et probablement un court séjour au Laos et en Malaisie aussi. C’est à voir, je ne suis sûr de rien, en fait. Une chose est sûre, les plages de Thaïlande me manqueront beaucoup.

Mon visa pour la Thaïlande se termine aujourd’hui, il a fallu que j’enchaine les heures de bus. Mon visa pour le Cambodge je l’ai eu à la frontière. Deux heures de tracasseries administratives, mais cela s’est bien passé. Je suis avec un français dans le bus. Il a du mal à comprendre, je dois donc lui servir de traducteur.

Dans le bus qui mène à Siem Reap, je vois le paysage défiler par la fenêtre. La route qui mène à destination est une très longue ligne droite. Je crois que je n’ai jamais vu un virage, sur plus d’une centaine de kilomètre ! De part et d’autres de la route : des rizières, peu d’habitations, que des rizières sur des centaines de kilomètres carré. A mon avis les repas traditionnels cambodgiens sont à base de riz.

De temps en temps, on remarque quelques habitations sur pilotis, quelques vaches … C’est pauvre, très pauvre. La Thaïlande fait figure de pays riche à côté. Toute cette atmosphère m’euphorise, j’ai l’impression de me promener de carte postale en carte postale.

Notre bus s’arrête pour une pause dans un petit hameau. Il y a beaucoup de marchands le long de la grande rue. J’en profite pour faire un petit tour. Beaucoup de personnes me disent un « hello » jovial. Ils me suivent du regard avec beaucoup de curiosité et avec un sourire enfantin. Je ne sais pas si c’est parce que je suis noir.

J’achète un fruit qui m’ait étranger. Il se forme un petit attroupement amusé. Je leur demande quelques mots de cambodgiens. Bin oui, comme je n’avais pas prévu ce voyage, je n’ai pas de guide. J’ai dû mal avec la monnaie cambodgienne, je n’ai encore aucun repère et les billets on beaucoup de « zéros » (Beaucoup de prix sont aussi en dollar, qui est une monnaie facilement acceptée).

En retournant au bus, un groupe d’enfants vient faire moi pour faire la discussion. Ils parlent tous remarquablement l’anglais, alors qu’ils ont une douzaine d’année. Ils s’intéressent à moi, mais essaient surtout de me vendre quelques menus bricoles (mais sans jamais être trop insistants). Ils font cela en prenant vraiment du plaisir, tout en s’amusant. Un côté espiègle, très réjouissant.

Le bus nous dépose dans un endroit perdu, éloigné de tout où une dizaine de touk-touks nous attendent : il faut bien faire vivre tout le monde. J’ai remarqué qu’il y a quand même pas mal de monde qui connait quelques rudiments en français. Déjà dans le bus, cela m’avait surpris que les cartes de la ville soient en français.

J’ai choisi de m’installer dans une auberge sur les conseils de deux Anglaises. Ce n’est pas cher, il y a beaucoup de voyageurs étrangers (comme toujours des anglo-saxons) et l’ambiance est sympa.

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