Coup de gueule (Satané touk-touk !)

02/07/2009 - Pays : Cambodge - Imprimer ce message

C’est mon deuxième coup de gueule, parce que là j’en peux plus avec ces chauffeurs de touk-touk !

Comme je vous disais, il y en a partout en Asie du Sud-Est, au point d’être plus nombreux que les taxis. D’ailleurs au Cambodge, il n’y a pas de transport en commun dans les villes (pas de métro, pas de bus collectifs, même pas de taxis), alors les touks-touks sont les rois du bitume. Vous êtes obligés de les prendre pour aller d’un point à l’autre de la ville, et je peux vous dire qu’ils se sucrent grassement. Ils demandent en général (pour les touristes en tout cas) entre un et trois dollar par trajet. Ce qui fait qu’à la fin de la journée vous pouvez rapidement vous retrouver avec 10 dollars de frais pour les touk-touks !

Mais, ce n’est pas mon principal reproche. Je ne veux plus entendre parler de touk-touks, à cause du racolage permanent des chauffeurs ! Je vous assure, ça en devient stressant !

Toute la journée, vous êtes harcelé, du matin au soir : dès que vous franchissez la porte de l’auberge ! Ça n’arrete pas : « Do you want touk-touk ? », « Where are you going ? », « Hey my friend, Touk-touk ? », « Where are you from ? France ? Ça va ? You want a touk-touk ?  Very cheap !», et j’en passe …

Sans tenir compte, des coups de klaxons perpétuels lorsque vous marchez dans la rue. Tout le temps, tout le temps ! Ils sont dans tous les coins de rue, dans tous les points stratégiques (gare, bus, hotels). Vous ne pouvez pas les rater. Si bien que quand j’arrive dans un coin de rue, je le traverse au pas de course. Au début on trouve ça marrant, ça fait très exotique. Mais quand vous devez répondre une cinquantaine, une centaine de fois dans la journée : « No, thank you », « It’s okay », «I’m just walking around », vous ne trouvez plus ça du tout exotique !

Vous pouvez dire « non » à un chauffeur et autre 5 mètres plus loin vous fait la même demande, dans le cas où vous ayez changé d’avis entre temps. A 6h du matin ou 23h, c’est pareil. Tout le monde tente sa chance : le chauffeur de touk-touk, le chauffeur de mobylette, le travailleur qui rentre chez lui en scooter et qui espère se faire quelques sous en passant …

J’ai bien à un moment choisi de les ignorer, mais je ne trouve pas cela très poli. De plus dans le fond ils sont assez sympas. Ils ne font pas ça pour emmerder le monde, mais la vie est dure ici et le nombre de touk-touks est énorme : il faut bien qu’ils nourrissent leur famille. C’est faire ce métier ou retourner à a campagne pour planter du riz ou pécher le poisson.

Ils passent toute leur journée à de reposer dans leur touk-touk, à discuter, à rigoler entre eux dans les coins de rue, en attendant un éventuel client. Au Cambodge, c’est pire qu’en Thaïlande car le pays est plus pauvre. Ils vivent carrément dans le hall de l’hôtel. S’il y en a un qui vous voit demander un renseignement à la réceptionniste, il rapplique en vitesse. Il écoute votre conversation. Si cela correspond à un site que vous voulez visiter, il vous propose illico ses services. Moi ça m’irrite au plus haut point. D’une part c’est impoli, d’autre part ils sont de mèche avec la réception de l’hôtel.

Un autre exemple ? Vous êtes sen train de prendre votre petit dèj’, ou vous sortez à peine de votre chambre, et tout de suite c’est « Hey my friend, how are you ? Where are you going today ? ». Mais qu’est-ce que ça peut te foutre ce que je fais « today » ?! Et là, il commence presque à vous faire votre programme de la journée, selon ce qui l’arrange !

A la descente des bus, des trains et des bateaux, c’est l’émeute. Ils se battent pour vous prendre en charge. A peine mis un pied hors du bus, il y en a 4 ou 5 qui vous entourent : « Where are you going ? », « Do you have a hotel ? », « Cheap, cheap hotel for you ! » … Vous ne pouvez même pas récupérer vos affaires, ils ne vous lâcheront pas, vous gueuleront à l’oreille tant qu’ils ne vous ont pas vu prendre un touk-touk.

Ne croyez pas qu’un touk-touk, c’est une solution économique pour se déplacer. En Chine et en Thaïlande, c’était bien plus cher que de prendre un taxi climatisé. Le prix du taxi est affiché sur le compteur. Celui du touk-touk dot être négocié avant le départ. Et même en négociant cela vous reviendra bien plus cher, car vous n’avez aucune idée du prix du trajet. La seule solution c’est de faire une première fois le trajet en taxi. Dans la négociation, menacez de prendre un taxi, et le chauffeur du touk-touk se montra de suite plus conciliant.

Voilà, c’est dit ! Ça va déjà mieux … jusqu’à ce que j’éteigne l’ordi et que je sorte dehors …

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