Départ pour Xi’an

15/04/2009 - Pays : Chine - Imprimer ce message

La température a chuté, il fait froid et surtout il y a beaucoup de vent : la journée ne s’annonce pas très belle.

J’ai faim, je vais me prendre un petit dèj avant de partir. Je suis dans une chaine d’hôtel chinoise, donc le petit déjeuner est chinois, of course ! Celui-ci n’a rien à voir avec les biscottes, beurre, confiture, lait, muesli … C’est plutôt un déjeuner qu’un petit déjeuner : riz cantonnais, nouilles, canard, pâtés, soupes de légumes, ½ufs, fruits !

Ce n’est pas plus mal tout compte fait, comme je n’ai rien mangé hier, je décide de me caler pour la journée à peu de frais (4 euros). Je passe devant la serveuse qui me regarde bizarrement. Je commence à comprendre : mes deux  assiettes sont remplies à ras bord (1 de riz/nouilles/canard et 1 de fruits), contrairement à celles des autres clients. J’ai honte ! Je vais me cacher dans un coin pour qu’on ne me voit pas manger tout ça !

J’ai un haut le c½ur : mon estomac n’a pas l’air d’apprécier ce régime de riz et de sauce de si bon matin et il me le fait savoir. Va falloir qu’il se calme un peu celui-là, la belle vie c’est terminé maintenant. Je n’ai pas le temps d’écouter les jérémiades des uns et des autres, faut que tout le monde y mette du sien.

A la télé, il passe un film historique en chinois. Je n’y comprends rien mais les acteurs ont l’air très crédible.

Le (petit) déjeuner finit, je passe à la réception pour rendre ma chambre, et tenter quand même de réserver un billet pour Xi’an.

Encore et toujours ces problèmes de communication. Je sais, je devrais me mettre au Chinois, mais faut pas déconner ce n’est pas en 1 mois que je pourrais me faire comprendre dans cette langue.

Heureusement j’ai été sauvé par un chinois qui attendait dans le hall. Il m’a servi d’interprète. Et donc en conclusion, on ne peut pas réserver de billet à l’hôtel. Comme mon interprète va aussi à la gare, je lui propose de prendre le taxi ensemble. Lui, il se dirige vers Pékin. C’est un chinois qui a vécu 6 ans aux States. On parle un peu de tout et de rien, de ce que j’ai fais à Pékin et de mes ressentis.

Les routes sont très embouteillées. De fortes bourrasques de vent soulèvent des tonnes de poussière venues de tous les chantiers environnants. Impressionnant et amusant … pour ceux qui sont en voiture. Des cyclistes s’arrêtent au milieu des avenues pour se protéger le visage, des piétons marchent à reculons. On ne voit plus à 5 mètres.

Je n’aime pas trop cette ville : trop industrielle, trop impersonnelle. Je suis content d’en partir.

On arrive à la gare. Mon interprète (ne vous formalisez pas si je n’appelle jamais les chinois par leur prénom, c’est que s’ils me l’ont dit, je ne suis jamais sûr d’avoir compris), m’aide à réserver mon billet. Heureusement qu’il était là. J’ai un billet pour 13h15, c’est beaucoup plus tard que je ne le pensais, mais je n’ai pas le choix.

Je dis au revoir à mon ami d’une matinée, et j’attends dans la salle d’attente. C’est pratiquement la même que celle de hier. Je discute avec deux jeunes filles qui disent avoir 20 ans, mais qui paraissent en avoir 16. Je me rends compte que les Chinois adorent discuter avec des étrangers, lorsqu’ils arrivent un peu à s’exprimer dans une langue étrangère. Ils aiment qu’on s’intéresse à leur pays, ils aiment nous parler des endroits à visiter en Chine, ils aiment qu’on leur parle de là où on vient.

Après plus d’une heure d’attente, je monte dans mon wagon. Ma cabine à la même taille que celle de hier (environ 2mX2m), sauf qu’au lieu d’avoir 4 couchettes, il y en a 6 !!

Au début c’est déprimant mais quand on a pris ses marques et que l’on ne bouge pas trop, finalement ce n’est pas  si oppressant que ça. J’écoute de la musique sur le trajet. Je regarde les paysages défiler. C’est une succession de petits hameaux, de champs cultivés, de forêts, de rizières : on dirait des cartes postales.

Le trajet a duré 7 heures, je suis lessivé (7 heures en avion, c’est déjà dur, mais 7 heures dans un train chinois …). Je débarque à la gare de Xi’an. Il fait bon, très bon. Il y a beaucoup de monde mais il y règne une atmosphère apaisante. C’est une ville historique et cela se sent. Je sens surtout que je vais bien me plaire.

J’ai un petit souci : je n’ai pas noté l’adresse de mon auberge en chinois et j’ai toutes les peines du monde à la trouver. Un homme vient à ma rescousse. Il discute avec des policiers, et ceux-ci décident tout naturellement de m’y emmener ! C’est très sympa … J’embarque dans leur fourgonnette, et direction l’auberge.

Je suis en chambre avec 3 chinois qui visitent aussi la ville. Ils sont très ouverts, j’espère qu’ils ne ronflent pas. Je suis aussi avec un vieil anglais, un peu bourru mais communicatif.



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Xi’an
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Par les parents
Le 17/04/2009 à 00:07:06
des nerfs à toute épreuve! commentaires vivants!muy bien!

Par Xavier
Le 17/04/2009 à 09:57:04
Pas mal cette histoire de pti dej, je t'imagine bien te cacher dans un coin avec ton assiette bien remplie.
T'as pris des mauvaises habitudes au chinois à volonté d'Issy les Moulineaux !


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