Katherine et Alice Springs

12/09/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message
Ce matin, je dois rejoindre Alice Springs, point de départ pour la visite de la région d’Uluru. J’ai réservé une place dans le « Ghan ». Le Ghan est le train mythique de l’Australie (comme l’Orient-Express en Europe) qui relie le pays du Nord au Sud. Sa construction dura une cinquantaine d’année, et son tracée passe par les déserts du centre. Son nom provient du mot « Afghan ». Pourquoi donc ? Parce que l’on a importé des milliers de chameaux afghans pour sa construction, les mieux capables de supporter cette chaleur. Les chameaux furent relâchés dans la nature par la suite. A vrai dire, de nos jours, il n’y a rien à dire sur le train en lui-même. Il y a un très bon service interne, mais c’est un train des plus classiques. Ah si, quand même ! On peut prendre une douche dans les wagons standards.

Le train a fait une halte de 3 heures à Katherine, une petite ville intermédiaire. J’ai un peu l’impression de revoir Emerald, la ville fait un peu Far-West, je trouve. Ce qui saute aux yeux aussi, c’est le nombre très important d’aborigènes (même plus important qu’à Cairns). Je ne sais pas si c’est une bonne chose. Ils errent dans la ville, par petits groupes dés½uvrés. Ils trainent leur carcasse nonchalamment, un peu comme des morts vivants, sans but précis, en s’interpelant bruyamment quelques fois.

Souvent ils sont en groupe à l’ombre d’un arbre pour se partager une bouteille d’alcool. Ce n’est pas un tableau très idyllique que je décris là, mais pourtant c’est la triste vérité. Comme m’avait dit, Salomon à Kakadu, ils reçoivent beaucoup d’aide du gouvernement (probablement pour l’exploitation de leurs terres). N’ayant plus besoin de travailler pour vivre, ils se contentent de survivre, et tombe rapidement dans l’oisiveté et l’alcoolisme.

Comme à Darwin, il fait très chaud ici. Il suffit de faire plus de 200 mètres dehors, et on a plus qu’une seule envie s’est de se réfugier dans un local climatisé. La plupart des voyageurs du train ont coupé court à la visite de Katherine pour retourner au train.

Le train repart pour atteindre la ville d’Alice Springs le lendemain. La ville est à l’image de Katherine, en plus grand. Et là, même topo, en beaucoup plus criant. Dans toute la ville, on peut apercevoir des groupes d’Aborigènes se balader. Ils occupent pratiquement chaque coin d’ombre dans les parcs et les pelouses de la ville. Dans certains parcs, on peut voir des détritus (packs et bouteilles de bière) jonchés la pelouse en fin de soirée. Ce n’est quand même pas l’image que je me faisais des aborigènes, respectueux des traditions et proche de la nature. Force est de constatée, qu’ils sont maintenant plus proches de la bouteille de whiskey que de la nature.

Je parle des aborigènes vivant en ville. Je pense que ceux vivant dans leurs territoires n’ont pas le même comportement. Mais il est difficile de leur rendre visite, car il faut apparemment une autorisation spéciale pour entrer dans les réserves.



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Alice Springs
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