Kuala Lumpur

21/07/2009 - Pays : Malaisie - Imprimer ce message

Le meilleur moyen de rejoindre Singapour sans me ruiner est de prendre le transporteur Air Asia. Je suis obligé de rejoindre leur base qui se trouve en Malaisie, plus exactement dans la capitale (Kuala Lumpur).

Ce n’était pas prévu au programme (décidément, ça commence à faire beaucoup), je décide donc d’en profiter pour visiter la ville pendant deux jours. Je rejoindrais Singapour, qui se trouve à quelques kilomètres, en passant la frontière en bus. Je n’ai entendu que du bien de la Malaisie, lors de mes rencontres, je m’y rends donc avec un à priori positif.

Le trajet en avion se passe sans encombre. Enfin, non pas vraiment. Lorsqu’on a atterrit, tout le monde s’est levé pour s’apprêter à descendre. C’est à ce moment que le commandant de bord nous annonce qu’il faudrait que l’on se rasseye car on n’était pas sur le bon aéroport ! On atterrit sur un aéroport annexe, car l’aéroport principal était saturé. On a attendu plus d’une heure sur la piste, avant de redécoller pour notre vraie destination.

Cela m’a fait tout bizarre de sortir de l’aéroport de Kuala Lumpur. Tout est moderne ! Centre commercial, bus dernier cri, circulation réglementée, … Après 3 semaines au Cambodge, Vietnam et Laos, je crois être dans un rêve. Il faut que je modifie l’heure de ma montre : j’ai encore perdu une heure.

J’ai réussi à avoir une chambre dans un dortoir pour pas cher. L’auberge est convenable, tenue par des Indiens, dans un quartier populaire, en plein c½ur de la ville. Mon compagnon de chambre est un étudiant soudanais, très communicatif. Enfin, « étudiant », c’est vite dit. Le premier soir, il s’est couché à 3h du matin, et le lendemain que je suis passé à midi, il était encore au lit ! Si j’ai bien compris il essaie d’intégrer l’équipe olympique de natation. Mais les 4h, minimum, d’entrainements journaliers ont l’air de le décourager.

Je suis arrivé vers 18h à l’auberge, j’ai donc tout de suite filé pour visiter Kuala Lumpur « by night ». Les Malaisiens ont la peau assez foncée. Autant les Thaïlandais, les Vietnamiens, et les Laotiens sont un mélange d’Indiens et de Chinois à parité (« fifty-fifty »), autant les Malaisiens ont une composante indienne plus prononcée (environ 80%). Voilà, c’était la séquence ethnologique du Dimanche …

La Malaisie est le premier pays musulman que je foule de mes pieds. Ça change quoi me direz vous ? Bin, j’espère que rien, hi, hi … Les gens ont l’air très décontracté. Il y a beaucoup d’activités dans les rues. Une bonne ambiance quoi. J’ai rencontré très peu de mosquées, par contre beaucoup de femmes avec un foulard. Les filles qui vont à l’école sont obligées de le mettre, je pense, puisque les écolières en avaient toutes avec leur uniforme. La très grande majorité des femmes dans les rues sont tête nue ou avec un foulard. Mais il est assez courant de voir des femmes avec la burqa intégrale, tout en noir (j’en ai croisé près d’une bonne centaine en 2 jours). Elles sont quasiment toujours accompagnées de leur mari.

Kuala Lumpur est une ville extrêmement moderne. Il y a un nombre impressionnant de buildings, de grosses cylindrées, de « Malls » à l’américaine (sorte de grands centres commerciaux ultra-chics) et d’hôtels 5 étoiles. Je me demande d’où ils tirent toute cette richesse. La Malaisie est un pays dont on entend peu parler pourtant. Ce n’est quand même pas le tourisme ou l’électronique : ils ont du pétrole ? Faut que je me documente. Bin tiens, comme devoir à la maison, ça vous occupera …

J’ai remarqué une chose : comme dans tous les pays moderne, il y a beaucoup de voitures et peu de deux-roues. Et donc pas de touks-touks ! Vous ne pouvez pas savoir comment savoir comment ça fait du bien de marcher dans la rue sans se faire interpeler toutes les 30sec. J’ai même repris goût à la marche tiens : j’ai marché jusqu’à 23h30. Mais je dois avouer qu’ils me manquent un peu mes touks-touks adorés ! Plus personne pour me saluer quand j’arrive dans un coin de rue, plus personne pour me demander, de bon matin, ce que j’ai prévu de faire dans la journée. Tout le monde s’en fout de moi maintenant ! Où que j’aille, ça n’intéresse plus personne ! Bon, c’est vrai que j’ai eu des mots durs envers mes touks-touks chéris (que je regrette un peu), mais au fond, on s’aimait bien, non ?

Le premier soir, j’ai filé voir LE symbole de l’Indonésie : les tours Petronas avec leur célèbre passerelle. N’ayant pas peur des mots : ce sont les plus belles tours au monde ! Enfin, disons parmi celles que j’ai eues la chance de voir au cours de ma vie. Aucune tour de Shanghai, de Hong Kong, de Macao, de Tokyo ou de New-York, ne les égalent (prises individuellement). La nuit, elles sont majestueuses. J’ai pris plus d’une demi-heure à les admirer sous toutes les coutures.

La Malaisie est un pays musulman, mais je ressens très peu la religion dans la vie quotidienne, si ce n’est les femmes voilées. J’ai quand même voulu me faire un « Burger King ». Et au comptoir étaient affichées des documents certifiant (par toutes sortes d’autorités religieuses), que la viande était bien « halal ».

Il n’y a pas beaucoup de monuments intéressants à visiter dans la ville, c’est dommage. Il faut se promener au hasard des quartiers pour l’apprécier. La nuit, certaines rues sont très animées avec des hôtels, des bars dansants, qui donne un côté festif à la ville. Vers 23h, on trouve encore beaucoup de monde déambulant, de restaurants et bars ouverts : ça me change des derniers pays que j’ai visités.

Kuala Lumpur est une ville très vivante, très moderne, très colorée, où se mélange beaucoup d’ethnies. Elle est très accueillante. J’ai bien aimé.

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