Luang Prabang

16/07/2009 - Pays : Laos - Imprimer ce message

C’est un Anglais qui m’en a parlé pour la première fois quand j’étais au service de l’immigration de Bangkok, pour refaire mon passeport. Il fallait, selon lui, rejoindre la ville en partant du Nord de la Thaïlande et en traversant la rivière. J’y suis allé en partant d’Hanoi. Trente et une heure de bus pratiquement non-stop ! Je sais que mon séjour au Laos sera court, je ferais donc Luang Prabang et Vientiane, la Capitale. Mais surtout Luang Prabang, c’est le but de ma visite au Laos. Beaucoup de voyageurs m’en ont parlé en bien.

Le trajet Hanoi-Vientiane, s’est fait dans un bus pourri, entassé avec des locaux et des énormes colis dans le couloir central. Il faut faire contrôler les visas à la frontière, et surtout donner leurs bakchichs aux douaniers vietnamiens et à leurs collègues laotiens (n’essayez pas de contester, ils ne vous rendront pas votre passeport, pfff). Puis j’enchaine deux heures plus tard, avec des polonais, dans un bus de nuit vers Luang Prabang. Ce trajet dure 10 heures, et je peux vous assurer qu’il est horrible ! Il y a 400 kms entre Vientiane et Luang Prabang. Sur ces 400 kms, il n’y a jamais plus de 100 mètres de lignes droites ! Je vous jure que je n’exagère pas !! Impossible de dormir, le bus tangue de gauche à droite toutes les 30 secondes. Le chauffeur fonce à grande vitesse, dévale les pentes, absorbe les milliers de virages les uns après les autres. De nombreux voyageurs vomissent. Une chose est sûr, celui qui a dit : « le plus court chemin entre deux points est la ligne droite », ne venait pas du Laos.

Bon voilà, je suis à Luang Prabang, et je ne regrette pas d’avoir tant souffert pour y mettre les pieds. La ville est magnifique. Elle est d’ailleurs classée par l’UNESCO comme patrimoine mondial. Et quel patrimoine !

La ville est très petite, en un après-midi, je pense avoir vu les principaux recoins. La grande majorité des habitations sont en bois, vernis, dans un style franchement français. C’est d’ailleurs ce qui fait sa particularité. Beaucoup de maisons sont en cours de rénovation ou en construction. Etant classée par l’UNESCO, les nouvelles habitations doivent probablement respecter un cahier des charges imposé par la ville.

La ville est très calme. Il y a peu de touk-touks, et de deux-roues, un peu plus de voitures. Le long du fleuve Mékong, de nombreux restaurants typiques se sont installés, et valorisent ses berges. Le centre-ville est traversé par la rue principale qui est très touristique. On y trouve beaucoup de restaurants, d’agence de voyage et de magasins d’artisanat. Le soir, cette même rue se transforme en marché de nuit, avec de multiples stands qui vendent des produits artisanaux. Ce marché égal les célèbres marchés de nuit de Bangkok.

Les alentours de la ville, vaut aussi le coup d’½il. Il est facile de faire des excursions à dos d’éléphant, en rafting, voir deux belles chutes d’eau, faire du vélo. Je n’ai pas fait tout ça, car je l’avais déjà fait en Thaïlande et au Vietnam, mais d’après les photos que m’ont rapportées les polonais, cela vaut le détour. J’ai retrouvé le plaisir de me balader, sans but précis, à travers la ville. Plaisir que j’avais perdu en entrant en Thaïlande. Le Laos, contrairement à ses voisins, n’est pas surpeuplé. Il y a beaucoup moins de véhicules, ce qui rend les rues assez calmes.

Il se dégage une atmosphère très particulière de la ville. Je n’ai pas rencontré de laotiens qui parlaient français, mais la culture française se dégage de cette ville, par son architecture, par beaucoup d’inscriptions publiques en français, par ses commerces proposant des gâteaux, des baguettes et autres viennoiseries. J’y ai croisé un peu plus de Français.

Cependant, le soir venu, la ville devient morte. Le marché remballe à 21h, et vers 22h30, pratiquement tous les commerces baissent leur rideau. Il n’y a donc plus rien à faire, à part rentrer dormir.

Note: 0/5 - 0 vote(s).
Imprimer ce message
Syndication :