Plongée sous la Grande barrière de corail

02/09/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message
 

Aujourd’hui, c’est la journée consacrée à la découverte de la Grande barrière de corail, la huitième merveille du monde, il parait. C’est d’ailleurs ce site qui a provoqué le développement de la ville de Cairns où je me trouve actuellement. Ce site maritime est une aire de plusieurs kilomètres carrés d’où s’est développés, au cours de millions d’années d’activités géologiques, toutes sortes de coraux.

Je suis à 8h devant le ponton. Le bateau doit nous conduire le long des récifs, à une heure et demie d’ici. J’ai prévu de faire de la plongée en tuba, et de la plongée en bouteille. Et oui, ça va être mon baptême de mer, en ce qui concerne la plongée en bouteille. S’il fallait le faire un jour, mieux valait que ça se fasse dans la Grande barrière de corail.

Je n’ai plus le mal de mer. Je sais, je vous l’avais déjà dit, mais là c’est quand même jouissif de voir pas mal de monde dégueuler, et que l’on se sente bien. Disons plutôt, que j’ai compris les trucs pour ne pas l’avoir. On arrive enfin sur les lieux. On voit bien les récifs. Je dois dire qu’à première vue, par-dessus les eaux, cela n’a rien d’époustouflant. Cela doit être mieux sous l’eau.

Il y a plusieurs groupes sur le bateau : ceux qui veulent seulement faire de la plongée en tuba et ceux qui veulent aussi faire de la plongée en bouteille. Dans ce dernier groupe, on retrouve ceux qui n’en ont jamais fait (dont votre fidèle serviteur), et les expérimentés qui valident leurs nombreuses certifications pour la plongée.

Ce matin, on commence par la plongée en tuba. On doit d’abord enfiler une combinaison de plongée, et puis c’est parti. J’ai loué un appareil photo pour en faire sous l’eau. On nous a emmenés à un endroit où les eaux sont assez profondes. Je ne sais pas si c’était vraiment judicieux, car on ne voit que d’assez loin les poissons et les coraux.

De retour au bateau, on a eu les nombreuses instructions et mises en garde concernant la plongée en bouteille. En gros cela donnait ceci. Le corps est en majorité constitué d’eau donc cela ne posait aucun problème de pression sous l’eau. Sauf en ce qui concerne les cavités remplies d’air, c’est-à-dire : les oreilles, les poumons et le masque. Pour rétablir la pression dans les oreilles, on descend par palier et on se pince le nez comme pour les déboucher. En ce qui concerne les poumons, on doit obligatoirement respirer continuellement pour qu’il n’apparaisse pas une différence de pression. Et souffler par le nez, permet de rétablir la pression dans le masque. On a appris aussi les principaux signes pour communiquer sous l’eau, l’utilisation du détendeur, des consignes de sécurité et de respect de l’environnement.

Après toutes ces explications, je suis encore moins rassuré qu’avant. En cas de panique, je me demande bien si je me souviendrais de tout cela. Je suis en groupe avec deux Japonaises et une instructrice japonaise (rien que ça). On nous met d’abord une ceinture de plomb et les bouteilles d’oxygène. J’ai failli tomber à la renverse lorsqu’on m’a mis les bouteilles ! C’est que c’est quand même lourds ces machins.

Cette fois on est tous à l’eau. Le but maintenant est de descendre par paliers le long d’une corde. A chaque palier, on doit rétablir la pression dans les oreilles. Si on n’y arrive pas, la différence de pression peut devenir vite insupportable dans les oreilles, comme cela se passe dans les avions (c’est exactement le même phénomène physique d’ailleurs). Dans le cas où n’arrive pas à équilibrer la pression, l’instructeur met fin à la plongée. Et l’on doit réessayer un autre jour.

Tout c’est bien passé pour les trois élèves. On se retrouve donc sous l’eau, à une profondeur qui ne doit pas dépasser plus de 6-7 mètres. Et là le plus dur commence, il va falloir se déplacer sous l’eau ! Sur le bateau, l’instructeur nous a expliqué qu’il pouvait tenir 4 personnes par les bras (deux par bras donc) pour les aider à se mouvoir sous l’eau. Ça nous a bien fait rigoler. Et pourtant c’est ce qui s’est passé ! Au début, l’instructrice nous tenait tous les trois par les bras pour nous aider à nous déplacer. Ça a l’air ballot, mais il est très difficile d’avoir la maitrise de ses mouvements sous l’eau avec ceinture de plomb, bouteilles et palmes. C’est peut-être cela que j’ai trouvé le plus frustrant.

Quand même après 10 minutes, j’ai réussi à prendre mon indépendance (contrairement aux filles), car je commençais à piger le truc. Mais malgré ça, c’était une galère. J’avais du mal à m’approcher aux coraux en douceur pour ne pas les abimer. J’ai réussi à prendre, à la va-vite, quelques photos avec mon appareil, mais ce qui occupait mon esprit, c’était de gérer mon corps dans l’espace et de gérer le stress qui en résultait. C’est comme si on demandait à un élève qui prend pour la première fois des cours de conduite automobile, de prendre en même temps des photos du paysage.

Je suis remonté sur le bateau, j’étais épuisé, j’avais froid et j’avais faim. J’ai bien pris deux heures pour retrouver mon état normal. J’étais content d’avoir plongé, pour me faire une idée de ce que c’était. J’avais autant un sentiment d’excitation et de soulagement. Je pense qu’il faudrait beaucoup de jours de plongée pour que j’y prenne du plaisir, car aujourd’hui ce ne fut pas vraiment le cas. Je suis un peu déçu par ce que j’ai vu, ce n’était pas mal mais je m’attendais à beaucoup plus de couleur et beaucoup plus de poissons. Peut-être que je suis trop difficile …

La Grande barrière de corail ne m’a pas vraiment impressionné mais je pense que pour vraiment l’admirer, on doit la regarder du ciel et non d’un bateau. Les photos que j’ai prise ne sont pas de bonnes qualités, car je les prenais de trop loin : le flash n’était pas assez efficace. J’ai pu le constater en comparant avec la photo de moi qu’a faite le photographe professionnel, muni de son flash externe : les couleurs ressortent bien.

 

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