Résumé de la Bolivie (Copacabana, La Paz, Sucre)

29/01/2018 - Pays : Bolivie - Imprimer ce message
 

Copacabana!! I have a dream, et mon rêve se réalisa.

Je suis à Copacabana ... En Bolivie !

Charmante bourgade sur le lac Titicaca.

Après une nuit dans le bus pour traverser la frontière, j'ai décidé d'y poser mes valises et de profiter du lac  Titicaca.

En fait "profiter" un grand mot, car j'ai aussi décidé d'écouter mes envies. Et mes envies actuellement sont de ne rien faire. La Bolivie sera tranquille.

De toutes façons, la seule chose à faire, à Copacabana, est de visiter les îles du soleil et de la lune qui sont situées sur le lac. Quelques randonnées à faire et vestiges à voir, rien qui ne me branche vraiment.

Mon seul regret, était de ne pas avoir visité les îles flottantes faites d'une sorte roseau sur lesquelles vivent un peuple autochtone. Cela aurait été original, mais c'est du côté péruvien.

Copacabana est un petit village de pêcheurs, qui se sont reconvertis à la pêche aux touristes. C'est petit, cela ressemble à un pueblo mexicain. Une petite randonnée en haut d'un mont et on a une très belle vue sur le lac.

Des paillotes le long de la rive proposent la spécialité du lac : la truite. À ce que j'ai lu, elle y a été introduite seulement dans les années 60.

Je peux vous dire que j'ai fait mon plein de poissons !

Cela me change du poulet. Le poulet, c'est le plat préféré des Sud-américains. C'est une valeur sûre. Quand, je n'ai pas trop confiance dans le resto, je prend du poulet, souvent servi avec du riz ou des frites (les frites aussi, c'est même plus courant que le riz).

Les deux déjeuners que j'y ai fait, j'ai commandé à chaque fois deux plats de truites à la suite. Un plat c'est 30 BS soit environ 4 euros, pour de la bonne truite fraîche, en face du lac Titicaca ! Je vais avoir du mal quand je vais rentrer. On a du mal à se faire de nouveaux repères. Au Pérou, je pinaillais sur un t-shirt à 10 pesos, ce qui fait moins de 3 euros. En fait, comme je mangeais souvent pour 6 pesos...

 

La prochaine étape est la capitale : La Paz.

Moment insolite lors du trajet, on doit traverser une partie du lac. Nous devons des descendre du bus, tandis que celui-ci embarque sur une péniche. On le rejoint sur l'autre rive via un bateau.

On arrive à La Paz de nuit. Du haut des montagnes, la ville, entièrement éclairée s'étend à perte de vue.

Arrivé au terminal, ma voisine avec qui j'avais sympathisé, me déconseille fortement de prendre seul un taxi de nuit. Le coin est "muy peligroso" selon elle (et une autre dame qui l'a rejointe). Elles se démènent pour que je forme un groupe, et me conseillent de prendre la photo du taximan, ainsi que sa plaque.

Finalement, je prend le taxi avec un couple de français et un espagnol.

Le lendemain, je dois aussi prendre un taxi. Je lui demande, si la  ville est sûre la nuit. D'un air ahuri, il me répond bien sûr que non, en faisant le geste du pistolet sur la tempe avec sa main. Il faut sortir à plusieurs, et de ne boire qu'un verre, pour éviter de tituber en rentrant.

Vous l'avez compris, je ne sortirais pas à La Paz.

La Paz est une ville sale et bruyante. Tous les trottoirs sont envahis pour des marchandes. Du coup tout le monde marche dans la rue, et les embouteillages se créent partout. Et donc klaxons perpétuels.

Pas grand chose à visiter. Deux, trois monuments tout au plus. Je suis allé au marché pour déjeuner. Mais contrairement à Cusco, la bouffe ne me rassurait pas.

La Paz, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend, des fois ça monte, pour ensuite ... redescendre.

On voit enfin beaucoup de femmes en tenue traditionnelle (même s'il y en avait déjà au Pérou), c'est pour moi le symbole de l'Amérique latine.

Elles sont le plus souvent sur le marché comme vendeuse, mais on en voit partout qui se déplacent le plus naturellement du monde. Elles sont physiquement très fortes, elles portent de lourdes charges sur le dos sans broncher. J'ai hésité à les prendre directement en photo, c'est un peu gênant.

Je me suis fait dérobé mon téléphone de la poche dans une rue marchande. Ça craint.

Il n'y a pas beaucoup de restos sympas. C'est vraiment du bas de gamme, juste pour se remplir le ventre.

J'en ai marre de cette ville.

J'aimerais faire une excursion dans la jungle amazonienne. C'est soit faire 16h de bus (sur une route de montagne réputée difficile), soit prendre l'avion. Je souhaite prendre l'avion, mais le prochain est dans 2 jours.

J'attendrais pas 2 jours de plus dans cette ville. Je n'ai plus rien à y faire de toutes façons. Cette ville m'angoisse. Si je reste un jour de plus, et je me pend aux barreaux du lit !

Je fais mes bagages et je prend un bus pour la ville de Sucre, dans le Sud.

 

Comme d'habitude avec les bus de nuit, j'arrive très tôt le matin. J'adore. Tout est calme. Tout le monde dort. La ville m'appartient.

J'ai du mal à trouver un hôtel et même un resto, par contre les cabinets de gynécologie, d'ontologie, d'ophtalmologie, et tous les noms en "gie", il y en a dans tous les coins de rues.

Je suis sur le charme. C'est une ville où tous les bâtiments/maisons sont blancs. La ville est très étendue. Il n'y a pas de favelas. Toutes les maisons perchées sur les hauteurs qui entourent la ville sont de bonne qualité et faites de tuiles roses : on dirait une ville du Sud de la France.

La place  centrale ne s'appelle pas "Plaza de armas", et c'est pour cela que sa conception doit détonner de celle des autres. On voit plus d'arbres, de fontaines, de kiosques. Le soir, comme d'habitude, les habitants s'y rassemblent pour passer le temps.

Pour l'instant, avec Cartagena, c'est peut-être la seule ville, où je me verrais bien y vivre.

Je reste environ 3 jours et je fais un saut à la ville d'à côté.

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