Résumé du Chili (Antofagasta, Calama, Iquique)

17/02/2018 - Pays : Chili - Imprimer ce message

On a passé la frontière sans encombre.

J'arrive à San Pedro de Atacama, qui là encore est le pendant de la ville Uyuni, c'est-à-dire un point de départ mais cette fois-ci pour visiter le désert de Atacama. Je ne souhaite pas enchaîner Uyuni et Atacama, mais filer vers le Nord à Iquique pour faire une pause.

Le désert de Atacama semble est strictement la même chose que celui de Uyuni : du sel, des lacs, des geysers et des montagnes. C'est juste que l'histoire a fait qu'une frontière les sépare. Je me demande si cela vaut vraiment le coup de faire les deux. Les geysers semblent plus beaux cependant.

Le Chili est réputé dans le domaine astronomique pour l'observation des étoiles, à cause de son ciel souvent dépourvu de nuages. Beaucoup de téléscopes internationaux s'y sont installés (70%).

Il y en justement un pas loin de San Pedro, mais après information, devant son succès, il fallait réserver plusieurs mois à l'avance.

La ville est minuscule. Trois rues sympas, avec plusieurs  de personnes qu'y s'y entassent. Que des touristes !

Une horreur. On se croirait à Disney Land. Beaucoup d'américains d'ailleurs.

Après avoir fait la Colombie, le Pérou, la Bolivie, c'est un choc. Même Cusco qui avait beaucoup de touristes, cela ne représentait qu'une goutte dans la population.

Rien à faire, rien à visiter à part organiser une excursion.

Pour être plus nuancé, ce n'est pas que l'endroit craint, j'ai croisé pas mal de jeunes qui faisaient la fête dans les hôtels et s'organisaient des excursions pour le lendemain. Ça peut être sympa. Ça dépend ce que l'on cherche.

Je me dit que Iquique, ville réputée pour le surf, devrait être pareil. Donc finalement, je pars pour Antofagasta, deuxième ville du Chili, qui serait juste une étape pour la capitale, Santiago.

Le trajet vers Antofagasta est quasi lunaire, 6 heures de terres arides désertiques, comme sur tout le long de ce continent, près de la côte. Le Nord du Chili est une terre peu fertile.

 

En une journée, je n'ai jamais dépensé autant !

Je vais vite regretter d'avoir quitter la Colombie ou la Bolivie. J'avais perdu l'habitude de regarder les prix avant de rentrer et même de commander dans un  restaurant sans regarder les prix. J'ai repris mes vieilles habitudes. Fini les taxis à 2 euros, je retourne avec le bas peuple en prenant les transports en commun.

Mon guide me dit qu'Antofagasta est une ville banale et peu touristique. Je confirme, pourtant j'ai adoré !

Pourquoi ?

Il fait toujours beau, sans être très chaud.

Les gens sont ouverts. Il y a une décontraction, une nonchalance, beaucoup de musique qui vous mets dans un état proche de l'euphorie.

Peut-être que cela vient aussi des filles qui sont plus  provocantes dans leur façon de s'habiller, se déplacer ou de vous regarder ?

Des voitures qui ne klaxonnent plus à tout bout de champ, et qui pilent sec pour laisser traverser les pietons ?

De savoir qu'on est au Chili, et que c'est un pays où il n'y a pas de problème de sécurité ?

De la grosse différence de ce Chili avec les pays visités précédemment ?

De ce soleil qui se  couche vers 20h30 permettant aux gens de se s'affairer très tard ?

Probablement un peu de tout ça.

En gros, le côté exotique avec cette impression que, cette fois, les choses sont bien ordonnées.

Mais, encore une fois, la ville n'a rien de spéciale, c'était juste mon ressenti du moment.

 

J'ai mal géré, j'ai remis tout à plat car je suis un peu perdu sur quoi faire et comment faire. Je retourne sur mes pas à Calama, puis je vais finalement à Iquique. Pour voir des sites liés à l'exploitation minière.

La ressource première du Chili est l'exportation de matières premières.

Une journée à Calama et c'est la déception : il n'y a plus de place pour visiter la plus grande mine à ciel ouvert et ses camions géants. Il fallait réserver au moins 2 semaines à l'avance. Je suis venu pour rien.

Mais comme Antofagasta, j'ai bien aimé l'ambiance de Calama, même s'il n'y a rien à y faire. Décidément.

Je remonte vers Iquique. J'y arrive vers 22h. Les rues sont éclairées et y semblent sûrs.

Toujours dans le cadre thématique de l'exploitation minière, je  visite la ville fantôme de Humberstone. C'est un ancien village abandonné, où vivaient des milliers de personnes à son apogée (1940). Le site est classé par l'Unesco.

Les bâtiments sont restés tels quels : l'église, le théâtre, l'école, les usines, la forge, ..., rien n'a bougé.

Du coup, cela ressemble vraiment à une ville du Far West américain. Beaucoup de bâtiments sont dans un état de délabrement avancé. La musique des tôles des toits de certains bâtiments, sous l'action du vent, nous fait hésiter à y entrer.

C'est une expérience qui m'a plu.

 

Contrairement à ce que je pensais, il n'y a pratiquement pas de touristes à Iquique.

C'est une cité balnéaire, entourée pour des falaises ou dunes très abruptes, sans charme particulier, mais néanmoins agréable.

Le matin, jai fait un footing le long de la plage, sur la longue promenade, très bien aménagée. Il y a avait beaucoup de monde qui courrait. J'en voyais pratiquement pas dans les autres pays. J'ai couru 1h, mais j'aurais pu en faire 2. Je pense que ce long séjour en altitude m'a boosté.

Pas moyen de piquer une tête dans l'eau ensuite, elle est trop froide. Mais l'après midi, c'est pratiquement la canicule. Les plages sont bondées. Il y a toutes sortes d'activités, dont le surf, bien sûr.

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