Résumé du Chili (Copiapo, Santiago, Valparaiso, Viña del mar)

17/02/2018 - Pays : Chili - Imprimer ce message

J'ai encore hésité à visiter le désert d'Atacama, mais non, je n'en ai toujours pas envie. Ce serait le même délire que Uyuni que j'ai fait. Et j'ai décidé d'écouter mes envies, quitte à faire des impasses.

Direction le Sud vers la capitale, Santiago.

Comme le Chili a eu la bonne idée de s'étirer en longueur, je dois avaler des kilomètres. Santiago est à 28h de bus. Mon record (Colombie) est de 16h, et je n'ai pas du tout l'intention de le battre. Je fais donc une pause pipi d'une journée à Copiapó.

Dans le bus vers Copiapo, un policier monte, avance vers moi et me demande mes papiers. Aussitôt, il demande ses papiers à ma voisine qui était ... Noire. Et puis descend du bus.

Je n'ai pas l'habitude de  crier au racisme, mais il aurait, au moins, pu faire semblant de contrôler d'autres passagers.

En même temps, il n'y a pas beaucoup de Noirs dans ces latitudes. J'en ai vu quelques uns, probablement des migrants.

A Antofagasta, un marchand de journaux se précipite vers moi pour me tendre un prospectus, qui parle d'association d'aide aux migrants.

Je lui dis que je ne suis pas un, mais que je voyage. Il ne savait plus quoi répondre. Il me demande d'où je viens. Je lui dis "Francia", et second étonnement.

J'ai remarqué que depuis le début de mon voyage, les gens me demande d'où je viens. Ils pensent que je viens de Colombie, Venezuela, États-Unis, Afrique ... Alors, il n'y a pas que moi, bien sûr, mais je sens un intérêt plus prononcé, qui souvent débouche sur un vrai échange passionné.

Cela me permet de progresser en Espagnol. En parlant d'espagnol, je regardais dans le bus, un film sous-titré dans cette langue, et je constate que j'ai fait de réels progrès. J'ai assimilé de nouveaux mots sans m'en rendre compte. Dans un contexte "voyage", je m'en sors plutôt bien, je suis plus en confiance. Par contre dans une discussion standard, à plusieurs, je suis toujours dans les choux.

 

Plus de la moitié des chiliens vivent à Santiago.

C'est donc une grande ville. Toujours beaucoup de monde dans toutes les rues. On se croirait sur les  Champs-Elysées un Samedi, mais on ne ressent pas de stress. Le Chilien n'est d'ailleurs jamais stressé.

Je comprends d'ailleurs pourquoi on m'a pris pour un migrant à Antofagasta. Il y a énormément de Noirs à Santiago (mais aussi dans d'autres villes). Ils sont presque tous Haïtiens (je l'entends à leur créole). D'après un taximan, ils sont ici parce qu'il y a beaucoup de boulot. Je pense que c'est le gouvernement qui souhaite les faire venir, car il manque probablement de main d'œuvre. Ils occupent tous les petits boulots. Ils ont l'air d'être parfaitement intégrés (ils parlent espagnol), et de se fondre dans la masse.

Le centre de la ville présente de nombreux bâtiments d'époque en parfait état, ainsi que des parcs.

Le quartier de Barrio Bellavista possède de nombreuses rues où les restaurants et bars branchés se font concurrence dès la tombée de la nuit.

Toutes les rues du Chili sont à sens unique. Il y a aussi un métro fort pratique.

Bref, encore une ville très agréable au Chili.

 

Je vais à 2h à l'ouest vers les villes de Valparaiso et de Viña del Mar. Cette dernière est une simple ville balnéaire où les habitants de la capitale aiment se retrouver (un peu comme Deauville pour les parisiens). Elle est reliée à sa voisine Valparaiso par un métro.

Valparaiso est peut-être la ville la plus réputée après Santiago ( Elle l'est pour avoir attiré beaucoup d'artistes, ce qui lui donne un côté bohème. Ses ascenseurs d'époque, ses ruelles couvertes de fresques, ses escaliers colorées, ses maisons de bois la rendent unique. On croise d'ailleurs pas mal d'artistes dans certaines rues. La nuit, c'est encore plus géniale. Tous les contrastes ressortent.

Cela lui donne un côté plus chic grâce aux grosses cylindrées stationnées et aux restaurants d'un certain standing.

Par contre si vous vous éloignez des quelques rues du centre, et des habitations perchées, oubliez tout ce que je viens d'écrire. Toute la partie maritime, et le reste, est complètement pourri, très sale, inintéressant, lugubre et peu sûr la nuit. Il y a de beau bâtiments d'époque mais en total décrépitude (on se croirait à Cuba, mais à Cuba cela s'explique). Cette partie représente plus de la moitié de la ville je pense.

A cause de cela, j'ai trouvé Valparaiso, la ville la moins agréable du Chili. C'est un comble pour une ville censée être touristique.

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