Résumé du Chili (Puerto Montt, Puerto Varas)

17/02/2018 - Pays : Chili - Imprimer ce message

J'avais prévu de ne pas descendre à des latitudes plus basses qu'à Santiago, mais finalement, je décide de faire un tour dans la région des lacs.

Arrivé à Puerto Montt de bon matin comme d'habitude, je préfère un bus local qui me mène rapidement à Puerto Varas.

C'est une ville de campagne qui, par son histoire, à une allure germanique. Pour la petite histoire des dizaines de milliers de familles allemandes ont été incitées à s'installer, le siècle dernier, dans le Sud du pays. Le sous-peuplement de ces régions entraînait la convoitise d'autres puissances.

Il n'y a pas grand chose à y faire, si ce n'est des excursions dans la nature environnante.

Le mont Osorno qui se trouve en face du lac, a un cône enneigé parfait qui lui donne un air de Mont Fuji.

L'après-midi, j'opte pour une activité que je n'ai jamais faite : la pêche sportive. Nous sommes à 3 sur le bateau. Le lieu est l'immense lac juste un face. La victime potentielle : le saumon.

On est parti pour deux heures. L'instructeur me prépare la canne en y mettant l'appât artificiel, puis me montre comment la tenir. Voilà, il n'y a rien d'autre à faire que ça. J'ai du mal à comprendre que certains en font une passion. Il a fallu plus d'une heure pour qu'un de mes compagnons finisse par sortir un poisson de l'eau. Même l'instructeur commençait à stresser.

Déjà 1h40, on est sur le retour, on approche de notre point de départ et toujours rien pour moi. J'ai le bras gauche tétanisé, mais je continue à faire semblant d'y croire.

Et là, je sens la ligne vibrer. Je n'ose y croire. Cette fois, cela tire plus fort. Je n'ai plus de doute.

Je crie en en perdre haleine : "Pescado!!". L'instructeur rapplique en vitesse. Et me dit de mouliner fort pour le ramener. Plus vite, plus vite.

Je lutte. C'est physique, mon poignet n'en peut plus. Je dois avoir chopper une baleine (je ne vois que ça comme explication). Il faut dire qu'il m'a déroulé 300 mètres de fil.

Le poisson pointe enfin du nez (ce n'est pas une baleine, mais bien un saumon).

On le ramène dans l'épuisette, et on prend la photo d'usage. Je suis trop content et soulagé. C'est mon premier.

A la question de savoir s'il y avait beaucoup de poissons dans le lac, la fille de l'agence, m'avait dit que cela dépendait si on était un bon pêcheur.

A 20 minutes près, j'aurais été un mauvais pêcheur.

La différence entre un bon et mauvais pêcheur, est  donc la même qu'entre un bon et un mauvais chasseur...

Les saumons sont remis à l'eau, sauf le mien (le plus gros), qu'il a prétendu ne pas pouvoir le faire car il l'avait trop abîmé en essayant lui retirer l'appât (mais en fait il finira dans son assiette, le soir).

En résumé, la pêche, c'est comme le base-ball : tu te fais cher 95% du temps pour 5 minutes de plaisir.

Le soir, je traîne dans le casino pour me délester de quelques sous. Le kif, c'était d'y aller en sandales et d'y être bien reçu.

Le lendemain est consacré à faire une excursion dans la campagne. On est dans la région des lacs. Montagnes, rivières et lacs sont au menu.

C'est beau, c'est sauvage. C'est ce que je cherchais.

Le décor est immense.

Autant le Nord du Chili est sec et désertique, autant le Sud, en approchant des basses latitudes, est verdoyant.

De retour à Santiago, je prend un ticket pour Mendoza, en Argentine.

Mon séjour en Chili a été un peu une surprise. C'est un pays peu connu, donc je n'en attendais pas grand chose à part me reposer du Pérou et de la Bolivie.

En effet, j'ai fait moins d'activité, car je voulais me la couler douce. Mais, il y a vraiment de quoi s'occuper si on le désire. Les paysages sont très variés du Nord au Sud, les Chiliens sont très accueillants, les villes sont sûres et agréables.

J'ai deux regrets : Ne pas avoir réussi à observer les étoiles dans le ciel Chilien, et peut-être que j'aurais quand même dû passer au moins une journée dans le désert d'Atacama.

Parlons de l'île de Pâques. Je l'ai volontairement ignoré alors que j'aurais pu la caser. Près de 1000 euros le billet d'avion, je ne suis pas un amoureux de ces pierres mythiques/mystiques pour faire ce sacrifice.

J'ai fait très peu de photos, parce que des fois j'en avais marre de sortir mon appareil, et que j'ai beaucoup cherché à apprécier l'endroit où j'étais (resto, bar, parc), sans chercher à faire des visites coûte que coûte.

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