Timor

07/08/2009 - Pays : Indonésie - Imprimer ce message

Je n’avais jamais connu de gros couac dans ce voyage, cette fois, c’est arrivé. Je devais réserver un vol pour l’ile de Florès depuis Bali, pour visiter les 3 lacs et pour voir les dragons de Komodo. En fait j’ai atterrit à Kupang, sur l’ile de Timor à cause d’un problème de billet.

Je me suis retrouvé donc un après-midi, avec mes deux sacs, dans un aéroport à ne pas savoir que faire. En fait de sacs, je n’ai pu récupérer qu’un, le deuxième était, semble t-il, parti sur un autre vol ! Il y a des jours comme ça … J’ai passé 3 heures à l’aéroport à rebooker de nouveaux tickets pour l’ile de Florès. N’ayant plus d’avion à route pour Florès à cette heure, je n’avais plus que d’autre choix que de dormir au Timor occidental.

Il est 17h passé, et je prends un taxi pour un hébergement au centre-ville. Le chemin qui y mène offre de merveilleux paysages en spectacle. La terre est aride, la végétation sèche. L’herbe, d’un brun or, est brûlée par le soleil. J’aime ce type de paysage. C’est la première fois que j’en vois depuis le début de mon voyage. Je demande au taxi de s’arrêter plusieurs fois, pour que je puisse faire des photos.

Mon hôtel est très confortable. Je pose mes affaires et je pars faire un tour. Je me balade suivant mon intuition, sans but précis. Je n’ai d’ailleurs pas de carte, je ne sais même pas s’il y a des choses à visiter. Les rues sont parcourues par des centaines de « bémos ». Les « bémos » sont des mini-bus, ultra-tunés, avec des couleurs flashy, des lumières sur le toit qui servent de transport en commun. Ils roulent très vite. On les entend au loin avec leur grosse sono à l’intérieur, avec une basse ultra puissante. Ils ont tous un jeune « rabatteur » qui est chargé de faire monter le client.

Il y a devant, une grande rue piétonne, emplie de multiples stand qui servent des repas. J’y rencontre par hasard, les deux Occidentaux que j’avais aperçus dans l’avion. Il n’y a pratiquement pas de touristes dans la ville à part nous. Tous les gens que je croise me regardent avec curiosité, étonnement et amusement. C’est selon, je ne sais pas toujours déterminer. Certains me demandent d’où je viens : « France », « Oh, bonjour, ça va ? ». Thierry Henry est très populaire dans les pays d’Asie que j’ai visités. J’y ai souvent droit, surtout si je leur dis mon prénom. Ou alors, lorsque je passe près d’un groupe, je les entends discuter puis je capte un « Obama » à la volée.

Je m’assieds à un stand pour mon diner. Ils ne parlent pas Anglais, mais je réussi à me faire comprendre. Ils font d’excellents poulets grillés. Tellement excellent, que je décide de remiser. Cette fois la responsable ne comprend pas ce que je veux. Un client m’aide à traduire, puis vient s’assoir à ma table. Il vient d’être diplômé en culture anglaise et cherche maintenant du boulot. Il me parle un peu de l’Indonésie, et m’apprend quelques mots dans la langue locale.

Au Timor, on mange avec les mains me dit-il. La coupelle remplie d’eau citronnée que l’on m’avait donnée, servait donc à ça : à se laver les mains. Je n’ai pas voulu tester, j’ai donc continué à manger avec ma fourchette. Il me dit que je ne ressemble pas à un Français mais à un Indonésien (oups !). La population du Timor est assez différente du reste de l’Indonésie. Les gens ici sont franchement de type « Mélanésien ». Les deux repas me sont revenus à 3, 50 euros : même quand tu manges comme un porc, ça ne te coûte rien.

Il y a une fête, plus bas, une sorte de kermesse du village où quelques jeunes de la région viennent pousser la chansonnette. L’ambiance est très bonne enfant. Il y a beaucoup de jeunes qui viennent d’amuser ici. Ça se voit qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de Playstation ici …

Je retourne ensuite à l’hôtel. Le lendemain, je parcours encore les rues de la ville. Cela respire la pauvreté ici. Il y a très peu de choses modernes. A midi, je fais appel à un scooter pour rejoindre l’aéroport.

Je suis resté moins d’une journée au Timor, une journée non désirée au départ. Mais pour le peu que j’en ai vu, j’en suis reparti enchanté. Une ile authentique, de beaux paysages et des gens attachants. Comme à Malacca, je regrette de n’avoir pas pu rester plus longtemps.

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